Bordeaux - groupe travail n° 15 - Bilan du 24/10 : Différence entre versions

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(C – Remarques annexes.)
(Compte rendu de la réunion du 24 octobre 2017)
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'''Rapporteur''' : Michaël
 
'''Rapporteur''' : Michaël
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'''Bières et Vin''' : Jeff, Yoko, David, Hanitra, Jean, Michaël
 
'''Bières et Vin''' : Jeff, Yoko, David, Hanitra, Jean, Michaël

Version du 15 novembre 2017 à 17:54

Compte rendu de la réunion du 24 octobre 2017

Présents : Jeff, Yoko, Hanitra, David, Michaël, Jean.

Rapporteur : Michaël

Pizza : Hanitra

Bières et Vin : Jeff, Yoko, David, Hanitra, Jean, Michaël

Chips : David, Jean, Hanitra.

Objectif : On essaie de faire un bilan de l'année, avec le petit recul que l'été nous a permis de prendre. On a vu du soleil, des gens à moitié nus, des cars remplis de touristes, des palmiers danser dans le vent. On est revigorés. On ne se reconnaît même plus (« Wah t'as changé ! »)

Un premier tour de table permet de dégager quelques points saillants.

En vrac :

La vie du groupe a été très bonne. Il y a une bonne communication, de bonnes interactions. Une bonne dynamique. La question de l'intégration des nouveaux, à partir du début de la campagne (début mai), nous a peut-être un tout petit peu échappé.

Un groupe acquiert des habitudes, des codes et une familiarité avec le temps qui peuvent donner l'impression d'un cercle fermé (Ce que j'appelle le « bisou, bisou, salut ça va, ta sœur est toujours chez toi ? »). Les nouveaux peuvent se sentir « en retard », ils peuvent avoir peur de manquer de légitimité, être perdus sur le vocabulaire utilisé. C'est normal. Il faut y faire attention. Jérome et Badhi ont montré avec leur détermination qu'il était loin d'être impossible de prendre le train en marche. Mais c'est sûr qu'il faut de la volonté.

L'affiche est un point très positif. Elle nous a vraiment permis de faire beaucoup de choses originales et pertinentes. Les gens l'ont plus remarquée que les autres affiches.

Le travail « organique » ou « horizontal » nous a permis d'apprendre pas mal de choses. Nous avons fait preuve d'écoute, d'autonomie, de responsabilité. Cela nous resservira sûrement dans nos expériences (professionnelles, associatives...) à venir.

La campagne a été bien menée au vu du nombre tout de même réduits que nous étions. On aurait pu faire plus, c'est sûr, mais on a quand même déjà fait pas mal. On est content. On trinque.

Questions et problèmes :

- Est-ce qu'il ne serait pas judicieux de continuer à alimenter le site internet ? Pour montrer que la réflexion continue. Pour que les gens continuent d'être intéressés par le mouvement ? - Est-ce que l'utilisation de Facebook et de HangOut ne pouvait pas être à partir d'un certain moment contournée ? Evidemment les deux sont justifiées. La première (Facebook) par son exploitation massive et pour la visibilité qu'il permet. La deuxième pour des raisons pratiques (d'autres interfaces que Hang Out ont été essayé sans succès). Mais après deux ans d'existence, au moins pour le Hang Out, il aurait peut-être été intéressant d'approfondir d'autre pistes. Le modèle économique de ces deux mastodontes d'internet peut s'avérer contradictoire avec la démocratie. - L'horizontalité et le volontarisme sont une bonne chose, mais comment faire quand il n'y a personne pour assurer certaines fonctions de base ? Ne faut-il pas penser à quelques petites contraintes ? - Pourquoi n'est-on pas arriver à toucher plus de monde ? Pourquoi aussi peu de votes malgré notre investissement et beaucoup de retours positifs ? - Vu la manière dont les gens votent (à l'arrache, au dernier moment, en suivant des tendances générales, des noms de partis dont ils ne connaissent pas forcément le programme) on part de loin. A-t-on une chance de vraiment exister vu les pratiques en vigueur ?

A partir de cette vinaigrette, deux débats importants émergent. Le premier sur les médias. Le deuxième sur l'horizontalité.

A – Les Médias – La communication extérieure.

Il faut noter que chez nous comme dans d'autres groupes, ou sur le forum, cette question est restée un leitmotiv constant. Elle a toujours partagé. Les membres ont évolué dans leurs avis, dans leurs arguments, dans leur position. Mais rien n'a jamais été réglé complètement, loin de là. Il faut donc prendre cette question au sérieux à cause de sa redondance.

- Pour une partie d'entre nous, aller vers les médias ne constituent pas la clé de la visibilité. Les médias sont un vortex que nous maîtrisons mal. Nous ne savons pas a priori ce qu'il pourrait en ressortir. Des partis ou des candidats aux présidentielles ont beau avoir eu une couverture médiatique, ils ont fait des scores nuls. Les médias jouent le jeu de la concurrence des candidats. Ils en mettent certain plus en avant que d'autres.

Les grands médias ont des pratiques qui infantilisent les élécteurs. Pour le dire vite : des pratiques qui nuisent à la démocratie (La plupart sont possédés par des grandes fortunes ou des grands groupes). En jouant leur jeu, on se dénature, on perd nos principes, on rentre dans une concurrence électorale qui met en doute notre finalité.

- Pour une autre partie d'entre nous, nous avons souffert de ne pas être suffisamment connus. En allant plus dans les médias, nous aurions pu permettre au gens d'avoir a minima l'information de notre existence. Si les gens ne nous connaissent pas, ils ne vont pas voter pour nous. En se coupant des médias, on se coupe de la masse de notre public.

(Note ce point : pour attraper une information, pour la considérer comme pertinente, il faut déjà être un tout petit prêt à l'entendre, surtout dans le contexte des grands médias. Vu la quantité d'informations qui débonde de la télé, de la radio et du net, les gens doivent faire le tri. Après tout, nous avons fait une large campagne d'affichage. Des milliers de personnes ont vu nos affiches. Cela ne les a pas pour autant interpellés.)

Une notion qui avait été évoqué par quelqu'un au mois de mai est rappelée pour argumenter en faveur des médias. Celle de la communication négative. Avec l'exemple de Trump. Trump s'est fait détruire par les médias américains. Il a été déconsidéré. Mais cela a joué en sa faveur.

Donc peu importe que l'on soit ridiculisé, tournés en dérision ou malmenés dans les médias. Au moins on aura été visibles. C'est ça qui compte.

Note : un débat fort peu productif se met en place autour de Poutou et d'Asselineau. Pour des raisons de censure, ce débat a été supprimé du CR. Pour toute réclamation, contactez l'auteur de ces lignes.

Ce débat ne résout pas la question générale : quoi qu'il en soit des médias, il faut se faire connaître du plus grand nombre. De quelle manière s'y prendre pour être plus efficace ?

La maîtresse des pizzas traduit parfaitement un problème, au moins au niveau local : Comment transformer une information en engagement ? Notre mouvement demandait forcément plus d'attention que la plupart des autres candidats pour être compris. Comment dépasser cette contrainte ?

B – L'horizontalité

On se rend compte que personne n'entend tout à fait la même chose dans ce terme.

Egalité, liberté d'initiative, absence de contrainte, absence de personnification, absence de hiérarchie, absence de structure.Tout le monde y trouve des ingrédients qui l'ont marqué.

Au sein du groupe local, pas de problème majeur à signaler dans le fonctionnement, à part celui des creux de présence : quand il n'y a personne de dispo, ou que les gens ont la flemme, est-ce que l'absence de contrainte ne joue pas contre nous ?

Au niveau national, la prise de décision n'a pas toujours été claire pour tout le monde. C'est un problème. On a peut-être manqué d'une organisation plus fine à ce niveau, même si le temps jouait forcément contre nous.

L'action et l'initiative sont des moteurs de décisions parfois trop prégnants. Ceux qui font sont prioritaires. Mais si je vais uriner sur la mairie de Bordeaux en taguant #Mavoix avec mon urine, est-ce que ce principe tient toujours ? Au delà de ça, l'action tous azimuts peut donner des choses très contradictoires.

Jean invente le terme de volitocratie. C'est ceux qui ont la volonté, qui prenne l'initiative, qui ont le pouvoir. Mais pas forcément l'ensemble des citoyens ou des membres de Mavoix. On décide de déposer un brevet pour ce terme.

C – Remarques annexes.

L'horizontalité et l'absence de personnification sont des bonnes choses. Mais elles peuvent être aussi un frein pour convaincre les gens de voter pour nous. Ils n'y voit pas clair. Ils sont pommés. Ils passent leur chemin.

C'est humain, on a parfois besoin d'ordre. De stabilité. De gens à qui se référer. Evidemment, c'est un problème par rapport à notre mode d'organisation.

Note finale : Le terme d'organique est finalement préféré à celui d'horizontalité.

On trinque. Il est tard. Des Zombis rodent. Jean court pour attraper son bus. En sortant, je vois des gouttes de sang sur le trottoir. Serait-ce possible ? Suite au prochain épisode.